Skip to content
Fang - Galerie Lucas Ratton
Fang - Lucas Ratton

Fang

Ethnie

FANG

Pays

Gabon

Époque

Fin du 19ème siècle

Matière

Bois

Hauteur

46 cm

Provenance

Ancienne collection John J Klejman, New York
Ancienne collection Georges Lois, New York
Base Inagaki

Description

Cette statuette de reliquaire Fang est de style Mvai, ce peuple vivant dans la partie nord du Gabon. Les statuettes de ce corpus furent utilisées comme figure d’ancêtres et sont nommées Bieri. Ce culte a une place prédominante dans la vie culturelle. La peur étant présente en permanence du fait de l’environnement dangereux de la forêt tropicale, les Mvai cherchaient protection auprès de leurs ancêtres en leur vouant un culte. Certains os étaient conservés en dessous des statuettes dans des boîtes circulaires, entreposées dans la chambre des maitres, à l’abri des regards.
Le visage sur lequel émane un sentiment de douceur, accentué par la bouche légère, est étroitement inspiré par les traits indigènes. Les yeux sont finement détaillés, ainsi que le nez. La bouche est ouverte et montre des dents régulières. La coiffe est soigneusement sculptée, elle se compose de plusieurs tresses descendant jusqu’au milieu du cou. Les bras sont levés, au sommet du plexus. Ses mains tiennent le récipient de médecine traditionnelle. Le corps s’évase dans sa partie médiane pour laisser émerger l’ombilic. Il est allongé de manière disproportionnée et repose sur des hanches larges, ce qui lui confère une architecture puissamment structurée, renforcée par les jambes trapues. De nombreux rites utilisant des onguents tels que le l’huile de palme et le sang de chèvre ont été versés sur la sculpture et lui ont progressivement donnés cette patine brune.
Depuis le début du XXe siècle, de nombreux collectionneurs ont été réceptifs à cet art esthétique et sculptural, et a joué un rôle important dans la construction de l’art moderne. Cette sculpture Fang particulièrement géométrique est un exemple du grand raffinement de l’art gabonais traditionnel. C’est un chef-d’œuvre réalisé par un très talentueux sculpteur Fang qui a atteint le point culminant de ses tâches rituelles.

Localisation géographique du territoire PANG

localisation-fang-1
localisation-fang-2

Modèles Comparables

Ancienne collection Katherine White, USA

Ancienne collection Katherine White, USA

Ancienne collection Paul Guillaume, Paris

Ancienne collection Paul Guillaume, Paris

Statuettes Fang in situ

Abel (Johannes), "Die Monda-Dschua-Grenzexpedition (Verlauf, Technisches, Landeskunde, Eisenbahn), in 'Das Stüdgebiet von der Monda-Bvai bis zum Iwindo', in: Karl Zimmermann (dir.), "Die Grenzgebiete Kameruns im Grenzexpeditoion. Landeskundlicher Teil", Mitteilungen aus den Deutschen Scheutzegebieten, vol.9, Berlin: Siegfried Mittler und Sohn, 1914, no.9, fig.20

Abel (Johannes), "Die Monda-Dschua-Grenzexpedition (Verlauf, Technisches, Landeskunde, Eisenbahn), in 'Das Stüdgebiet von der Monda-Bvai bis zum Iwindo', in: Karl Zimmermann (dir.), "Die Grenzgebiete Kameruns im Grenzexpeditoion. Landeskundlicher Teil", Mitteilungen aus den Deutschen Scheutzegebieten, vol.9, Berlin: Siegfried Mittler und Sohn, 1914, no.9, fig.20

Photographies d’hommes Fang

homme-fang
homme-fang-2

John J. Klejman

(1906 – 1995)

john j klejman

John J. Klejman fut un marchand d’antiquité basé à Varsovie en Poloche. Avant la Première Guerre Mondiale, Klejman alla s’installer avec son épouse à New-York et fondèrent la galerie J. J. Klejman works of Art au 982 Madison Avenue entre la 76e et la 77e. En parallèle de son activité d’antiquaire, Klejman se fournissait aussi en art Africain et Océanien auprès de grandes collections privées. Le couple Klejman fermèrent leur galerie new-yorkaise dans les années 1980 pour en ouvrir une autre à Washington.

George Lois

george lois

George Lois est un directeur artistique ayant fait l’objet d’une exposition en 2008 au Museum for Modern Art de New-York pour son travail dans le magazine Esquire. En parallèle, Lois est un collectionneur de longue date d’art extra-européen. Il a fait l’objet d’un article dans le n°71 de Tribal Art Magazine, printemps 2017, intitulé « Le Choc de « l’Ancien » et la passion de George Lois ».

Tribal Art Magazine, n°71, Printemps 2014, p.134

Tribal Art Magazine, n°71, Printemps 2014, p.134

Kichizo Inagaki

(1876 – 1951)

inagaki

Kichizo Inagaki fut un artiste et ébéniste japonais qui travailla à Paris entre 1910 et 1951. Il est surtout connu pour avoir monté et restauré des objets d’art tribal. Ses bases étaient généralement en bois, mais pouvaient également inclure de la laque, de l’ivoire ou de l’écaille de tortue. En raison de la qualité de sa production, nombre des collectionneurs et des marchands les plus importants de cette époque l’avaient chargé de monter leurs œuvres (Joseph Brummer, Béla Hein, Louis Carré, Paul Guillaume, Joseph Mueller, Charles Ratton, Stéphen Chauvet, André Breton, etc…). La plupart de ses bases étaient signées d’une empreinte. En outre, Inagaki a collaboré avec de nombreuses autres personnalités de la scène artistique parisienne, telles que le sculpteur français Rodin, Eileen Gray et Paul Poiret.